27 juin 2026

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Sécurité renforcée pour les lieux de culte au Cameroun face à Boko Haram

Sécurité renforcée pour les lieux de culte au Cameroun face à Boko Haram

Dans le cadre de la lutte antiterroriste et face à la menace persistante de Boko Haram, l’opération Alpha des Bataillons d’Intervention Rapide (BIR) s’attache tout particulièrement à sécuriser les lieux de culte. Ces édifices religieux, fréquemment visés par les groupes armés pour instiller la terreur et ébranler la cohésion sociale, bénéficient désormais d’une surveillance accrue et de dispositifs de protection dédiés.

Grâce à des patrouilles régulières, une présence militaire dissuasive et une attention renforcée pendant les rassemblements religieux, l’opération Alpha contribue à éviter les attaques et à offrir un cadre sécurisé aux croyants. Cette initiative reflète l’engagement permanent du BIR à défendre les citoyens, à sauvegarder la liberté de culte et à affermir la paix et la stabilité.

Le Bataillon d’Intervention Rapide constitue une unité d’élite de l’armée camerounaise, placée sous l’autorité directe du président de la République. Appuyé par les États-Unis, il mène des opérations contre Boko Haram dans le nord du Cameroun ainsi que contre les mouvements séparatistes dans les régions occidentales.

Son budget, dont le montant reste inconnu, ne transite pas par le ministère de la Défense ; il serait financé par la Société nationale des hydrocarbures (SNH). Le BIR possède un drapeau distinctif arborant un lion. Son quartier général, situé dans le quartier Bastos à Yaoundé, porte d’ailleurs le surnom de « Bastos ».

Historiquement, en 2001 et 2008, trois bataillons d’intervention rapide existaient, un par région militaire interarmes. Chaque bataillon comprenait une unité d’intervention de 145 hommes, une section de commandement et de soutien spéciaux de 37 hommes, une unité spéciale d’intervention de 37 hommes, un groupe de commandement et de soutien de 97 hommes, et un groupe d’intervention léger.