Sénat au Bénin : Lazare Sehouéto défend son rôle dans la démocratie
Lors d’un échange sur l’État de droit et l’alternance politique en Afrique, organisé à Cotonou par l’Institut des Artisans de Justice et de Paix, la question de la création du Sénat a suscité des débats riches et nuancés. L’événement, qui s’est tenu en août 2026, a réuni des acteurs engagés dans la réflexion sur les mécanismes de stabilité institutionnelle.
Un plaidoyer pour une approche juridique, non partisane
Parmi les intervenants, l’ancien ministre et député Lazare Maurice Sehouéto a défendu avec conviction le Sénat comme un levier essentiel pour renforcer la démocratie et structurer le paysage politique béninois. Face à des critiques évoquant des craintes sur ses prérogatives, il a insisté sur la nécessité de s’appuyer exclusivement sur les textes de loi pour évaluer son utilité, plutôt que sur des spéculations ou des appréhensions infondées.
Pour lui, cette institution s’inscrit dans une logique de bicamérisme, un modèle adopté par plusieurs pays pour surmonter des périodes de fragilité institutionnelle et garantir un équilibre des pouvoirs. Une démarche, selon lui, en phase avec les meilleures pratiques démocratiques internationales.
Des exemples internationaux pour éclairer le débat
Pour appuyer son argumentaire, Lazare Maurice Sehouéto s’est appuyé sur des références historiques et comparées :
- La France : La création du Sénat sous la Cinquième République a permis de stabiliser un système politique marqué par des instabilités ministérielles répétées. Une réforme qui a ancré la démocratie dans la durée.
- L’Allemagne : Après la Seconde Guerre mondiale, la mise en place d’institutions comme le Bundesrat a servi de rempart contre les dérives autoritaires et consolidé l’État de droit.
Ces exemples, selon lui, démontrent que le bicamérisme n’est pas une innovation hasardeuse, mais une réponse réfléchie à des défis politiques et sociaux majeurs.
Un appel à dépassionner le débat politique
Lazare Maurice Sehouéto a fermement rejeté les critiques hâtives et les interprétations partisanes autour du Sénat. Pour lui, cette institution doit avant tout servir de cadre à un dialogue apaisé, favorisant l’unité nationale et sécurisant les perspectives de développement économique et social du Bénin.
Il a appelé l’ensemble des parties prenantes – politiques, société civile et médias – à privilégier une analyse factuelle et objective. Son message était clair : éviter les caricatures et les jugements prématurés, pour permettre au Sénat de jouer pleinement son rôle de modérateur dans le paysage institutionnel béninois.

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