4 juin 2026

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Situation des droits de l’homme en RDC : le constat sans appel de Paul Nsapu

Le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu, a dressé un portrait nuancé de l’état des libertés fondamentales en République démocratique du Congo. Bien qu’il concède des avancées sur le plan législatif, il identifie deux réalités géographiques et sociales très différentes sur l’ensemble du territoire national.

Des violations structurelles dans les zones sous contrôle de Kinshasa

Dans les provinces administrées par le pouvoir central, Paul Nsapu observe des manquements qualifiés de classiques. Ces violations concernent les droits civils et politiques, mais également les droits économiques et sociaux. Le droit au travail, l’accès à l’éducation et le système de santé restent précaires.

Selon le responsable de la CNDH, cette situation est la conséquence directe d’une accumulation de failles héritées des gouvernements précédents. Il pointe une absence chronique de développement qui empêche, encore aujourd’hui, une amélioration réelle du quotidien des populations congolaises dans ces régions.

L’est du pays : le noyau dur des droits fondamentaux bafoué

Le tableau s’assombrit considérablement lorsqu’on se tourne vers l’est de la RDC. Dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et une partie de l’Ituri, ce sont les fondements mêmes de la dignité humaine qui sont attaqués. Le droit à la vie, la sécurité des personnes et les libertés individuelles les plus élémentaires y sont quotidiennement bafoués.

Pour expliquer cette tragédie, Paul Nsapu dénonce ouvertement l’ingérence de forces étrangères. Il met en cause la présence de l’armée rwandaise et l’activisme de ses alliés sur des territoires qui échappent à l’autorité de Kinshasa. Cette occupation et l’insécurité qui en découle constituent, selon lui, les principaux facteurs de la détresse humaine observée dans cette partie du pays.