Le Royaume du Maroc, après son retour remarqué au sein de l’Union africaine en 2017, a su consolider sa position comme acteur clé sur la scène continentale. Cette dynamique s’est traduite par une série de nominations stratégiques au sein des instances dirigeantes de l’organisation, reflétant ainsi l’engagement du pays en faveur des priorités africaines.
Grâce à une série de consultations approfondies menées à l’échelle de l’Afrique du Nord, le Maroc a obtenu neuf postes de responsabilité majeurs, se positionnant comme le pays le plus représenté de sa sous-région. Parmi ces fonctions, le Royaume occupera notamment le poste de vice-président du comité ministériel dédié aux candidatures africaines au sein du système international. Il assurera également la vice-présidence du bureau du comité des contributions, un organe essentiel pour l’évaluation des quotes-parts financières des États membres.
Dans le domaine des comités techniques spécialisés, indispensables à l’élaboration des politiques communes, le Maroc siégera au sein du comité de la justice et des affaires juridiques, ainsi qu’au comité du développement économique, du tourisme, du commerce, de l’industrie et des ressources minières. Par ailleurs, le Royaume présidera le sous-comité chargé des questions environnementales, tout en occupant la vice-présidence du bureau du comité des représentants permanents dédié aux réformes institutionnelles. Son implication s’étend également au sous-comité des droits de l’homme, de la démocratie et de la gouvernance.
Cette représentation renforcée inclut également l’élection du Maroc en tant que membre du conseil d’administration du Centre africain d’études et de recherche sur les migrations. Cette nomination permet à des experts marocains de contribuer activement aux travaux de cette instance, illustrant ainsi la confiance accordée au leadership du Roi Mohammed VI. La vision marocaine en matière de migration, fondée sur une approche humanitaire, solidaire et axée sur la responsabilité partagée, y trouve un écho concret.
Le retour du Maroc au sein de l’Union africaine, officialisé le 30 janvier 2017 lors du sommet d’Addis-Abeba, a marqué un tournant décisif après une absence de trente-trois ans. Ce retour a permis de rompre avec la politique de la chaise vide et d’enregistrer des succès diplomatiques majeurs, notamment sur la question de l’intégrité territoriale. La diplomatie marocaine a su transformer sa stratégie, passant d’une posture réactive à une dynamique proactive, neutralisant ainsi les tentatives de déstabilisation au sein même des instances de l’Union.
Cette approche pragmatique offre au Maroc une présence directe essentielle pour défendre ses intérêts fondamentaux. Elle a également favorisé une intégration harmonieuse et accéléré la signature d’accords bilatéraux stratégiques avec plusieurs États du continent, ouvrant la voie à une nouvelle ère de coopération économique et de cohésion africaine.

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