25 juillet 2026

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Nouvelle primature sénégalaise : les priorités d’al aminou lô en 2026

Un tournant organisationnel pour la Primature sénégalaise en 2026

La transition politique au sommet de l’État sénégalais a marqué un changement structurel dans l’organisation de la Primature. Depuis mai 2026, Al Aminou Lô occupe le poste de Premier ministre, succédant à Ousmane Sonko qui dirigeait le gouvernement depuis novembre 2025. Cette alternance a entraîné une restructuration des attributions de plusieurs services publics, conformément aux décrets récents.

Ces ajustements s’appuient sur le décret n°2025-1431, qui définit la répartition des services étatiques entre la Présidence, la Primature et les ministères. Une refonte administrative qui reflète une volonté de modernisation des mécanismes de gouvernance.

Les fondations posées par Ousmane Sonko

Sous son mandat, Ousmane Sonko avait initié plusieurs réformes structurelles au sein de la Primature. Le décret n°2025-1929, signé en novembre 2025, avait notamment permis la création de nouvelles entités dédiées au suivi des politiques publiques.

  • Cellule d’orientation et de suivi des réformes : chargée de piloter les projets gouvernementaux
  • Inspection des services : en charge du contrôle des administrations
  • Comité d’orientation et de suivi des initiatives de valorisation : axé sur la gestion des actifs publics
  • Commission des achats : pour optimiser les dépenses de l’État

Au niveau du Secrétariat général du Gouvernement, deux nouvelles structures ont été mises en place :

  • Cellule de préparation du Conseil des ministres : pour organiser les réunions gouvernementales
  • Commission nationale d’accès à l’information : garantissant la transparence administrative

Les ajustements apportés par Al Aminou Lô

Avec l’arrivée d’Al Aminou Lô, la Primature a subi une reconfiguration des priorités. Son cabinet s’est vu renforcé par le rattachement du Secrétariat technique du Comité national de suivi du contenu local, autrefois sous l’autorité du ministère du Pétrole et des Mines.

Parallèlement, certaines entités ont été transférées vers d’autres ministères, marquant une redéfinition des compétences :

  • Direction générale du service civique national et du volontariat → Ministère de la Jeunesse et des Sports
  • Bureau de l’information et de la communication du Gouvernement (BIC-Gouv) → Ministère de la Communication et des Relations avec les institutions
  • Observatoire national des lieux de privation de liberté → Ministère de la Justice

Autre évolution notable : la suppression du poste de Secrétaire d’État porte-parole du Gouvernement. Ses missions sont désormais assurées par un ministre en titre, chargé de la Communication et des Relations avec les institutions, qui cumule les fonctions de porte-parole officiel.

Ces transformations s’inscrivent dans une démarche de clarification des responsabilités, visant à fluidifier la coordination entre la Primature et les différents départements ministériels.