2 septembre 2026

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Ousmane Sonko exige la transparence sur l’accord FMI-Sénégal

Ousmane Sonko - Président de l'Assemblée nationale

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a récemment pris position concernant l’accord entre le Fonds Monétaire International (FMI) et le gouvernement du Sénégal. Sur sa page publique, l’ancien Premier ministre a affirmé que les discussions futures porteraient sur les aspects fondamentaux de cette nouvelle collaboration.

Cette déclaration intervient peu après l’annonce d’un nouvel arrangement financier, prévoyant un prêt de plus de 2 milliards de dollars, soit environ 1 245 milliards de francs CFA, destiné à soutenir l’économie sénégalaise. Ousmane Sonko, connu pour avoir mis en lumière une dette dissimulée qui avait entraîné la suspension du programme du FMI pour le Sénégal en 2024, réitère aujourd’hui ses préoccupations.

Ousmane Sonko a déclaré : « Nous avons attentivement suivi les communications successives du FMI et des autorités sénégalaises concernant un accord technique. Il est important de noter que cet accord ne sera définitif qu’après son approbation par le conseil d’administration du Fonds. »

Il a toutefois souligné que « le langage diplomatique employé de part et d’autre ne fournit aucune information concrète sur les détails de ce projet d’accord, ni sur les engagements spécifiques du Sénégal, tels qu’ils sont mentionnés dans le communiqué du FMI. »

Les questions clés d’Ousmane Sonko

Ces interrogations portent notamment sur :

  • Quels sont les engagements précis du Sénégal concernant le « traitement de sa dette » ?
  • Quelles sont les réformes principales envisagées (viabilité des finances publiques, protection des ménages vulnérables, mobilisation des ressources intérieures, rationalisation des dépenses, filets de protection sociale, supervision des entreprises publiques, amélioration de l’environnement des affaires, etc.) ?
  • Qu’en est-il des audits internationaux de la dette qui étaient précédemment exigés ?

Ces engagements, pris au nom de tous les citoyens sénégalais, interpellent la nation entière, qui en supportera les conséquences présentes et futures.

Ayant lui-même pris part à de longues discussions sur ce dossier et ayant connaissance de certaines orientations qui, selon lui, risquent de reproduire des erreurs passées, Ousmane Sonko lance un appel pressant à une transparence totale.

Considérant que ce type de négociation aboutit à un document fondamental, le mémorandum de politiques économiques et financières, validé par les deux parties, le président de l’Assemblée nationale interpelle le gouvernement du Sénégal.

Appel à la publication du mémorandum

Il demande ainsi au gouvernement :

  • De rendre public ce mémorandum afin d’assurer une information juste et d’ouvrir un débat constructif sur les engagements du Sénégal ;
  • À défaut, de le transmettre sans délai à l’Assemblée nationale, en sa qualité de représentation populaire.

Il anticipe que les grandes lignes de ces engagements figureront de toute façon dans une éventuelle loi de finances rectificative (LFR) ou dans le projet de loi de finances pour l’année 2027, qui sera présenté à l’Assemblée nationale en octobre 2026.

« Et le débat aura lieu ! », a-t-il affirmé avec détermination.